Le conseil de Sécurité de l’ONU saisi dans l’affaire de la Corvette Cheonan

Publié le par Linium International

10493 photo-prise-le-24-avril-2010-de-la-corvette-cheonan-p                Le 26 mars dernier, un navire de la marine sud-coréenne a été coulé par la marine Nord Coréenne, Pyongyang considérant qu’il s’approchait trop de ses eaux territoriales (celles-ci étant théoriquement délimitées par la Northern Limit Line prévue par le traité d’armistice mais contestée par la Corée du Nord –cf. Article précédent).


Cette attaque a fait 46 morts parmi les 104 membres d’équipage de la Corvette Cheonan. Celle-ci s’est brisée en deux. Une enquête internationale a conclu récemment qu’il s’agissait du résultat de l’attaque d’une torpille lancée depuis un sous-marin nord-coréen.

 

Depuis le 26 mars, les échanges entre les deux Corées sont de plus en plus violents verbalement, remettant ainsi entièrement en cause le partenariat développé depuis quelques années. Séoul a reçu le soutien de nombreux Etats à commencer par les Etats-Unis.

 

                La Corée du Sud a saisi formellement le conseil de sécurité de l’ONU vendredi suite à ce torpillage. Alors que le Nord menace de plus en plus d’en découdre militairement, le Sud en saisissant le conseil de sécurité, invoquant une violation de la Charte des Nations-Unis, du traité d’armistice de 1953 et du traité de coopération de 1992, souhaite que la communauté internationale prenne des mesures pour éviter l’escalade de la violence.

 

Pour autant, il est peu probable qu’une telle saisine porte ses fruits. En effet, au conseil de sécurité siègent en permanence (disposant du droit de véto) deux alliés traditionnels de la Corée du Nord (la Russie et la Chine) et qui depuis le torpillage du Cheonan n’ont montré aucun rapprochement avec Séoul.

 

Jérémy DRISCH

Publié dans Géopolitique des mers

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